Risques sanitaires à Limeil-Brevannes

Dans un courrier adressé à Nathalie Kosciusko-Morizet, le maire de Limeil-Brévannes estime que le risque sanitaire reste très élevé pour la population qui se trouve à proximité de la montagne de déchets.

Pour rappel, une montagne de déchets industriels d’un volume de 150.000 mètres cubes, s’étendant sur 25 mètres de haut et 200 de long, trône dans cette petite commune du Val-de-Marne, qui compte à peine 20.000 habitants.
L’Etat a lancé des travaux d’évacuation, après le passage de la ministre de l’écologie sur le site, qui a dénoncé le scandale environnemental et qualifié le responsable des déchets industriels «d’entreprise voyou»

En attendant, le maire s’inquiète du rejet dans les égouts des eaux utilisées pour circonscrire les départs de feu. Elles seraient chargées de sulfure d’hydrogène, un gaz potentiellement mortel.

«Les eaux rejetées contiendraient 1.200 parties par millions (ppm) de sulfure d’hydrogène alors que le risque mortel serait atteint à 300 ppm», a affirmé Joseph Rossignol, qui a conduit ses propres tests.